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Mardi 17 février 2009

Lettre à mon cher et tendre... il a la version papier, je profite de ce blog pour vous faire partager cet écrit...


Mon très cher toi,

 

Avant que tu ne lises ce récit en entier, je tiens à te rassurer sur le dénouement de cette histoire : je vais bien, ne t’inquiète pas. Certains propos risquent de te choquer, moi-même je reste très secouée, mais, je me répète : tout va bien.

Hier soir, je rentrais du travail comme toujours : l’œil vif et pétillant du poisson sur l’étal depuis cinq jours… C’est alors que je m’apprêtais à poser mes fesses sur le canapé afin d’entamer mon processus de décompression neuronale, que j’entendis des voix.

Elles provenaient du placard… J’ai, bien entendu, tout d’abord cru à une hallucination auditive, mais, crois le ou non, j’entendais de petits rires stridents et mesquins dans la cuisine. Ni une ni deux, je bondis (ou plutôt, je me traînais…) voir ce qu’il se passait !

J’ouvre le placard, et là, face à moi… deux kinder maxi qui me parlent ! Oui, parfaitement, les deux derniers kinder maxi, ceux qu’on se réservait pour prendre avec un café tranquillement à l’heure du goûter !

Les saloupiots, v’la-t-il pas qu’ils me demandent de les manger !!! Tu te doutes bien que je leur ai ri au nez et que je leur ai gentiment demandé de se calmer en leur expliquant que non, je ne les mangerai pas, que j’attendrai ton retour pour leur dégommer et la tête, et le corps, et les pieds (alouette, gentille alouette) !

Tu parles, je n’avais pas idée, à ce moment-là, du degré de méchanceté et de cupidité dont est capable de faire preuve un kinder maxi. (en plus ils étaient deux : supériorité numérique, je n’ai rien pu faire…) Ils m’ont menacé... oui, parfaitement : menacé ! Si je ne les mangeais pas immédiatement… c’est et ta tête, et tes pieds et ton corps à toi (alouette, gentille alouette) qu’ils dévoreraient !

Alors… je me suis sacrifiée…

J’aurais pu te dire que je suis rentrée, que j’étais fatiguée et que je me les suis enquillée en me marrant et en me demandant quelle connerie j’allais bien pouvoir te raconter, mais non : je préfères que tu saches la vérité en découvrant la boite vide au fond de la poubelle ce soir…

Ne me remercie pas, je l’ai fais pour toi.

 

Je t’embrasse,

Estelle

 

PS : par contre, les haricots verts et les petits pois carottes se portent à merveille, eux, et te saluent !

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